Dimanche 22 novembre 2009

Et pourquoi on entend pas parler d'eux. Et pourquoi on ne se bouge pas le cul pour aller virer les voyous qui leur servent de patrons... Parce qu'on a peur de virer les quelques voyous qui se sont autodécrètés nos "patrons"....

 



Personne ne s'y attendait : 90 un matin en semaine pour lancer le « collectif pour le maintien et le développement de l'emploi », dont 70 collègues venus sur leurs repos ! Les médias ne s’y sont pas trompés, c’est parti pour le bras de fer: à l’initiative de la CGT, la CGC s’associant, MRC,NPA, PCF, PRG, PS, Verts sont là, ainsi que les élus des environs.

A Alizay (entre Louviers.et Rouen), il y a encore 10 mois, on était 415 à sortir de cette énorme structure fumante environ 300 000 tonnes de pâte et autant de papier par an, grâce à 5 équipes qui travaillent en continu (soit un week-end libre par mois). Mais après l’arrêt technique normal de février, avec 30 000 tonnes d’avance dans les magasins, la production de pâte n’a pas redémarré. Les ouvriers ont été occupés à des travaux de maintenance ou mis en formation, alors ça n’a pas vraiment inquiété. Mais mois après mois, le redémarrage a été repoussé, pour aboutir en septembre au chômage partiel de 60 personnes. Du fait de la pression syndicale, et plus encore de la volonté du groupe finlandais de ne pas faire de vagues tandis qu’il tentait de vendre le site, la perte de revenu est restée limitée à 10% du brut, et l’arrêt prolongé jusqu’au 31 décembre. Or le redémarrage suppose de lancer pour 3 millions d’euros de travaux, et rien ne vient. Alors, les étrennes pourraient avoir une gueule de plan dit « social ».

« Pourtant nous avons hésité à prendre cette initiative», explique notre camarade Thierry Philippot, le secrétaire du CE, « mais il est plus que temps si on veut enrayer la machine infernale !»

En effet, depuis des mois, on marche sur la tête : alors que la force du site, c’est d’être une unité de production intégrée, la machine à papier tourne avec de la pâte recyclée amenée d'Angleterre par 30 camions/ jour. Mais la MAP a continué à tourner, et il a été difficile de convaincre les opérateurs qu’ils sont concernés par ce qui se passe en face. Pourtant, si la combustion des résidus de bois ne fournit plus l’énorme quantité d’énergie nécessaire à la marche des deux unités de production, il faut comme en ce moment l’acheter à EDF. Donc, si la pâte ne redémarre pas, ce sera la fin du site d’ici deux ans. Tout le monde est bien dans le même bateau, et pas seulement les 150 emplois directement concernés (production, maintenance et administratifs). Avec les emplois indirects, en particulier chez les forestiers, ça fait au moins 3 fois plus.

 

Mais comme le relevait le bulletin d’entreprise du NPA le mois dernier, les hauts responsables ont une marge de manœuvre que les simples travailleurs n’ont pas : ainsi la DRH s’est reconvertie en responsable régionale à… Pôle emploi ! D’autres partent avec le parachute de la GPEC (contrat suspendu pendant 18 mois « d’essai »), empochent les aides en spéculant sur un PSE pour en palper davantage encore.

« C’est clair, nous n’avons pas les mêmes intérêts que ces cadres-là : pas les mêmes augmentations, moins de jours de congés, et surtout pas les mêmes chances de retrouver un boulot. Pour nous, il n’y a vraiment qu’une carte à jouer : la lutte collective, solidaire, pour garder notre emploi d’abord et en priorité, et si ça tourne vraiment mal, pour vendre notre peau le plus chèrement possible. »

Pour le collectif unitaire, les objectifs sont clairement définis dans une pétition à vocation de masse: «redémarrage immédiat de l’usine de pâte, maintien de tous les emplois tant pour les embauchés que pour les sous-traitants, de nouveaux investissements rapides sur le site (station de désencrage, chaudière Biomass, fabrication de granulés de chauffage …). Des illusions existent sur le résultat des rencontres avec les pouvoirs publics.  Le NPA fera lui tout son possible pour faire vivre la mobilisation, à la fois dans la boîte et à l’extérieur. Dans une région touchée de plein fouet par les licenciements, cette mobilisation peut peut-être aider à coordonner les actions de résistance.

Source : http://cgt-egp-dreux.over-blog.com/article-m-real-un-collectif-unitaire-prometteur-39804965-comments.html#c

Par Carland - Publié dans : Luttes - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 22 novembre 2009
Juste un mot à ceux qui ne connaissent pas le colibri, il est insaisissable !

A l'attention de Dame Roselyne, un vaccin sans adjuvant !
Cuvée exceptionnelle de derrière les fagots !
Numérotée, unique et limitée !
Le Celvapan, la rolls de chez Baxter !
La comtesse de Ségur s'est fait piquer ce matin !
Un blindage contre le machin et nain de jardin !
Même pas tripanophobe, s'est elle exclamée !
Devant une harde de paparazzi, tous vautrés à ses pieds !
Soins fléchés, hôpital de brousse municipal !
Assuré Colibri, sortez votre carte vitale !
Plumage de collection, questionnaire médical !
Pas de picrate dans mes veines !
Un grand cru classé comme la Bachelot-Narquin !
Dans l'aile ou la cuisse, sinon rien !
Un choute haut de gamme pour survivre à l'hiver !
Les piquouses épouvantail n'effarouchent p
lus l'oiseau !
Colibri immunisé contre la tripanophobie

Par Carland - Publié dans : Poésie - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 20 novembre 2009
Sans commentaires, la vidéo est assez explicite !


Ah si quand même, ce petit discours de la risible... Elle est candidate UMP aux régionales en Ile de France !


Le discours incompréhensible de Valérie Pécresse
par UNEF
Par Carland - Publié dans : Politique - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 20 novembre 2009

L’enjeu du 24 novembre où sont prévues deux grèves parallèles, à la Poste et dans l’Education, sera d’encourager, au-delà du refus de la casse des services publics, un mécontentement largement partagé et de faire entendre le besoin d’un mouvement d’ensemble.

A la Poste, les salariés sont appelés par cinq fédérations CGT, SUD, CFDT, FO, CFTC à faire grève le 24 novembre et à manifester le 28 novembre, avec les usagers mobilisés dans les collectifs contre la privatisation. Dans l’Education, la FSU a programmé ce même 24 novembre une grève nationale avec manifestations au moment où aura été voté le budget 2010 qui prévoit la suppression de 16000 postes dans le secteur.

Ce sera la première fois, depuis la rentrée, que pourra s’exprimer à une échelle un tant soit peu large, le mécontentement du monde du travail. Car au-delà de la privatisation en cours de La Poste ou de celle à venir de l’Education nationale, c’est bien l’ensemble de la politique du patronat et du gouvernement qui est à combattre.

Une politique dont le seul objectif est de permettre àune minoritéde gros actionnaires qui ont fait main basse sur l’économie d’augmenter leurs bénéfices, d’attribuer des centaines de millions d’euros aux PDG et aux traders, de rançonner les finances publiques avec l’aide du gouvernement.

Pour le patronat et les plus riches, les mille et une manières d’abaisser leurs impôts, d’exonérer les cotisations sociales, de toucher les subventions publiques.

Pour ceux qui ne peuvent vivre que de leur travail, les licenciements, la précarité, les contrôles humiliants de leurs revenus pour prétendre aux maigres ressources du RSA, la hausse des impôts locaux et du forfait hospitalier, la baisse ou la suppression des remboursements des médicaments, les menaces contre les retraites et les attaques à venir au nom de la lutte contre les déficits.

Salariés en lutte contre les licenciements et les fermetures d’usines, travailleurs sans papier en grève pour leur régularisation, grève des postiers, participation massive au referendum contre la privatisation de la poste, tout montre que ce n’est pas l’envie de se mobiliser qui manque quand l’occasion en est donnée mais bien une perspective de lutte sérieuse et de mouvement d’ensemble.

Au début de l’année, le 29 janvier et le 19 mars, des millions de travailleurs avaient fait grève et manifesté, avec l’espoir que s’ouvre une telle perspective. Mais les directions des grandes confédérations syndicales, parce qu’elles se sont depuis longtemps laissé piéger par la politique de «dialogue social» du gouvernement, ont étouffé toute possibilité de donner une suite à ces journées. Prisonnières de leurs engagements, de la concertation autour de la «politique industrielle» de Sarkozy comme de toutes les réformes libérales en cours dont celle de l’Education, elles n’ont rien organisé depuis la rentrée qui puisse permettre l’expression du rejet de la politique du gouvernement.

Il est pourtant massif si on en juge tant par la cote de popularité de Sarkozy que par les dissensions qui, dans sa propre majorité, expriment la crainte des parlementaires de subir le discrédit du gouvernement.

Alors, àla poste et dans les établissements scolaires et universitaires, qu’on soit enseignant, lycéen ou étudiant, saisissons-nous de cette journée d’action pour exprimer avec le plus de force possible la colère du monde du travail contre ce gouvernement dont toute l’action vise à satisfaire l’avidité d’une minorité richissime au prix non seulement de la destruction des services publics mais de la régression de toute la société.

Galia Trépère

Source : http://www.npa2009.org/node/14284

Par Carland - Publié dans : Manifestations - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 20 novembre 2009

Publié sur Bellaciao par Copas

AZF, 10H18, le 21 septembre 2001, le sud ouest de Toulouse est secoué par une gigantesque explosion, AZF vient de sauter ! 31 morts, 230 personnes hospitalisées, des milliers de blessés, les dégâts sont gigantesques, le souffle de la catastrophe atteint le centre de la ville, sur les détecteurs de séisme la magnitude de 3.4 est enregistrée, la détonation est entendue à presque 100 kilomètres.


Le 19 septembre 2009, 8 ans après, le verdict tombe : les directions d’AZF et de Grande Paroisse, filiale de Total, sont exonérées de leurs responsabilités

Incroyable et inouï , la direction de Grande Paroisse, possédant l’usine AZF et l’entreprise mère Total, n’ont pas été condamnées .

31 morts et des milliers de blessés de Toulouse, tout le sud-ouest de l’agglomération traumatisée, 1378 personnes atteintes de troubles auditifs pendant 2 semaines, 3556 personnes sous traitements aux anti-dépresseurs en plus suivant les analyses sur les suites, + de 5000 personnes ont été en consultation à cause de cet accident, d’immenses dégâts dans la 4e ville de France et..... rien.

Rien pour les milliers de véhicules détruits en un instant, d’un stock de 150 bus aplatis, du Centre hospitalier Gérard Marchant durement touché dont une partie des toits a été soufflée, les fenêtres soufflées et dont les soignants durent par les moyens du bord et sans appui évacuer les 368 hospitalisés qui y étaient, rien pour les toits d’habitations soufflés , les portes arrachées, toutes les fenêtres exposées, les murs fissurés...

....et..... rien...

Chacun pourra se reporter à l’enquête sur sur les conséquences sanitaires de cette explosion qui sont gigantesques et dont les conséquences ne sont toujours pas completement cernées, notamment pour ce qui est des polluants relâchés.

Rien n’y a fait de la litanie des mal-façons pointées, des économies de bout de chandelle du capitalisme, de l’inadmissible proximité de bombes industrielles énormes en plein contact avec de grosses agglomérations, du devoir de protection des employeurs sur leurs employés, de la responsabilité des dégâts infligés aux populations...

Rien....

Décidément le capitalisme est bien malade.

Il n’est pas malade seulement par son exploitation directe des travailleurs, par sa capacité à piller le monde, mais également par la pression qu’il met sur un état qu’il a taillé à façon et en fonction de ses interets, bien plus sévère pour les voleurs de pomme qu’il punit au pas de charge sans trop regarder la fraicheur des preuves, que pour punir ceux dont l’entreprise a fait sauter la moitié d’une grande ville.

Il coute beaucoup moins cher de faire sauter la moitié d’une ville que de bruler une poubelle, suivant qu’on est puissant ou pauvre.

Depuis cet acte de terreur, des centaines et des milliers de jeunes ont été condamnés pour infiniment moins que cela et souvent dans des conditions qui ont fait s’interroger de nombreuses personnes.

Ce qui c’est passé là défit l’entendement et le sens de la justice de l’humanité.

Il n’échappera à personne que l’entreprise à la manœuvre, au sommet de la pyramide, celle aux 10 milliards d’euros de profit annuels déclarés, a également été impliquée dans l’affaire de l’Erika, dans des interrogations sur l’utilisation d’esclaves en Birmanie sur ses chantiers, dans des questionnements en Afrique et dans des exercices d’assouplissement de Sarko sur l’exploitation de champs pétroliers en Irak, dans la catastrophe écologique de l’exploitation de sables bitumeux au Canada.

AZF, 10H18, le 21 septembre 2001, Toulouse, il ne s’est rien passé ce jour là.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article94283

Par Carland - Publié dans : Actualité - Communauté : les anti-capitalistes
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Le capitalisme tue !

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