Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 07:41

TOTAL3_apx_470__w_ouestfrance_.jpg Voté hier, le mouvement ne devrait pas entraîner de pénurie d'essence dans les prochains jours. Heureusement, car Total approvisionne 50 % des stations-service françaises


Depuis mercredi, les salariés des raffineries françaises de Total (Dunkerque, Gonfreville-l'Orcher, Donges, Grandpuits, Feyzin, La Mède) sont en grève. D'abord par solidarité avec leurs 370 collègues de Dunkerque, en grève, eux, depuis un mois, pour protester contre la fermeture programmée de leur usine. Ensuite parce qu'ils sont inquiets pour leur propre avenir. L'activité de raffinage va mal. La consommation de carburant baisse (-2,8 % en 2009, en France). Entre 10 et 15 % des 114 raffineries européennes sont menacées.

Hier, les salariés ont donc décidé de durcir le ton. La direction ne veut pas avancer la date d'un comité d'entreprise, prévu le 29 mars. L'intersyndicale CGT, Sud, FO et CFDT a donc appelé à une grève illimitée (la CGT d'Exxon à Port-Jérôme appelle à un mouvement en signe de solidarité). Les manoeuvres d'arrêt des raffineries ont été enclenchées.

Pas de paniqueil y a des stocks

Inquiet de la dégradation de ce mouvement, Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, devrait recevoir Christophe de Margerie, le directeur général de Total, ce week-end. Sans attendre, il lui a demandé de « rassurer très rapidement les salariés ». Ce que le groupe français a tenté de faire. Il a rappelé qu'il ne sera procédé « à aucun licenciement » à Dunkerque. Et que chaque salarié retrouvera « un emploi correspondant à ses compétences ».

Le gouvernement est d'autant plus inquiet qu'il craint que le spectre de la pénurie ne s'abatte sur les automobilistes. Total représente 54 % des capacités de raffinage de l'Hexagone. Et il assure 50 % des approvisionnements des stations-service.

Du côté de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), on se veut rassurant. « Il y a entre dix et vingt jours de consommation de produits finis dans les dépôts », a indiqué, hier, Jean-Louis Schilansky, son président. Qui reconnaît cependant qu'il peut « y avoir des zones plus vulnérables que d'autres ». Comme l'Ouest, par exemple, où Total ne compte qu'une raffinerie, à Donges, à côté de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Ou dans la région Rhône-Alpes : « Si la grève continue, il y aura des tensions dans les prochains jours », a souligné le directeur de la raffinerie de Feyzin (Lyon).

Mais pour l'Ufip, « le principal risque, c'est la panique des automobilistes ». Il ne faudrait pas que « tout le monde se précipite vers les stations-service et les assèche ». Jean-Louis Schilansky espère qu'ils auront « un comportement normal ». Pour lui, « pas de panique, on a des stocks ».

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Greve-illimitee-dans-les-raffineries-de-Total-_39382-1270655_actu.Htm

Par Carland - Publié dans : Total - Communauté : les anti-capitalistes
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