Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 09:07
Confusion ce matin autour de la grève à Ikea après l'annonce de la fin de l'occupation du siège

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La levée "temporaire" de cette occupation du siège à Plaisir devait permettre l'ouverture de négoctiations mais un désaccord sur les modalités de cette suspension de cette occupation bloquait les discussions.

Un mouvement de grève pour des augmentations de salaires touchent depuis samedi plusieurs magasins français d'Ikea.

"La direction s'est engagée à ouvrir lors de la réunion de jeudi des négociations sur une augmentation de salaire collective", avait déclaré mercredi soir Sébastien Heim, délégué syndical central FO, à l'issue d'une rencontre avec le directeur général d'Ikea France, Stefan Vanoverbeke. La grève est maintenue et l'occupation du siège pourrait reprendre "si les négociations ne sont pas bonnes", a-t-il précisé.

De son côté, Pierre Deyries, directeur de la communication d'Ikea France, a confirmé la libération des locaux peu avant 23h30 mais n'a pas confirmé un engagement de la direction sur une négociation portant sur une augmentation de salaire collective. "Demain on fera des propositions concrètes", a-t-il ajouté.

Dans une déclaration commune, les syndicats FO-CGT-CFDT, qui  réclament une hausse générale des rémunérations pour les quelque 9.000 salariés  du groupe employés dans 26 magasins, menaçaient d'une grève nationale samedi,  jour de fréquentation maximale de la clientèle, si les propositions de la  direction "restent indécentes".

Le conflit menace de s'étendre. Avant les magasins de Plaisir, Paris-Nord et Franconville, ceux de Grenoble, Thiais, Bordeaux et Montpellier avaient connu des perturbations le week-end dernier.

Les syndicats réclament des hausses de salaire générales de 3 à 4 % au groupe suédois, qui a fait, selon eux, 52 millions d'euros de bénéfices en France en 2009. "Ikea France dégage toujours des bénéfices énormes, les augmentations de salaires ne suivent pas et les conditions de travail sont exécrables", selon un représentant de la CFDT qui cite notamment les "CDD pas reconduits", "la baisse de 15 à 20 % des heures travaillées en
caisse depuis l'arrivée des caisses rapides" et "l'augmentation de la mutuelle". "Les salariés travaillent le dimanche, majoré à 115 %, non par choix mais pour survivre", a-t-il ajouté.

De son côté, la direction fait valoir la "possibilité de choisir chaque année son temps de travail (33 ou 35 h)" et "une politique de rémunération construite dans le temps" avec un 13e mois, un "minima le plus bas pour 35h à 1.464,57 euros  mensuel brut" et "un plus participation et une prime d'intéressement". Elle est prête à accorder une augmentation moyenne de 1,2% sur une base individuelle ou au mérite. Les syndicats demandent aussi une augmentation générale de 4 %.

Ikéa France emploie 9000 salariés dans 26 magasins.

Source : http://info.france2.fr/france/ikea-tensions-et-poursuite-de-la-greve-60919722.html

Ikéa fait 55 millions de bénéfices sur le dos des employés, mais refuse de les payer décemment !!!

Par Carland - Publié dans : Social - Communauté : les anti-capitalistes
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